Clinique de l’activité : comprendre le travail réel pour agir autrement

La clinique de l’activité, développée par Yves Clot et l’école de psychologie du travail du CNAM, propose une idée forte : pour améliorer le travail, il faut partir de l’expérience vécue par les professionnels, de leurs gestes, de leurs dilemmes et de leurs conflits de critères.
Dans mes formations cette approche complète les analyses sociologiques en donnant une profondeur psychologique au travail réel.


Pourquoi la clinique de l’activité est essentielle aujourd’hui

La clinique de l’activité prend au sérieux ce que vivent les travailleurs : leurs réussites invisibles, leurs empêchements, les compromis qu’ils construisent pour que le travail tienne malgré les contraintes.

Mettre au jour les gestes professionnels

L’analyse part des gestes, des choix, des hésitations, des arbitrages que les professionnels réalisent à chaque instant.
→ Le travail n’est jamais une simple application de procédure : il est toujours un travail d’arbitrage.

Comprendre les conflits de critères

Les professionnels doivent concilier des critères souvent contradictoires : rapidité vs qualité, sécurité vs autonomie, règles vs efficacité.
→ La clinique de l’activité montre comment ces tensions structurent le travail réel.

Donner une place centrale au pouvoir d’agir

Clot insiste : améliorer la santé au travail, c’est redonner du pouvoir d’agir.
→ Le travail devient un espace où l’on débat, où l’on confronte les critères, où l’on cherche des marges de manœuvre.

Transformer en s’appuyant sur les collectifs

La clinique de l’activité valorise les échanges professionnels, les controverses productives, les retours d’expérience.
→ C’est en discutant du travail réel que les collectifs peuvent construire des solutions durables.

Un outil précieux pour analyser, prévenir et transformer le travail

Dans mes formations, la clinique de l’activité est mobilisée pour :

  • comprendre les sources d’empêchement au travail,
  • analyser les conflits de critères invisibles,
  • repérer les marges de manœuvre existantes,
  • accompagner une transformation du travail ancrée dans le réel,
  • renforcer la coopération en donnant une voix aux professionnels.


Elle offre un regard complémentaire à la sociologie du travail : plus centré sur le geste, le vécu et le pouvoir d’agir, et indispensable pour toute démarche d’amélioration durable.

Sociologie interactionniste : comprendre le travail réel pour transformer les organisations

La sociologie interactionniste occupe une place essentielle dans l’analyse des organisations de travail. Héritée de l’École de Chicago (Mead, Hughes, Goffman), elle offre une approche concrète : observer les interactions quotidiennes pour comprendre comment fonctionne réellement une organisation.
C’est cette manière de regarder le travail « au ras du terrain » qui guide mes formations et mes diagnostics.

Pourquoi la sociologie interactionniste est indispensable pour comprendre le travail

Dans toutes les organisations, il existe un écart entre le travail prescrit et le travail réel. La sociologie interactionniste permet d’analyser cet écart en montrant comment les professionnels ajustent, négocient et interprètent les situations pour que le travail « tienne ».
C’est une clé essentielle pour comprendre les tensions, les blocages… mais aussi les réussites invisibles.

Observer le travail réel

Les interactions  (réunions, accueils du public, négociations informelles, routines, malentendus…) révèlent ce que les procédures ne disent pas. C’est là que se joue la dynamique d’une organisation.

Analyser les logiques d’acteurs

Chaque acteur construit du sens, développe des stratégies, gère des coopérations ou des conflits. Comprendre ces logiques permet d’expliquer le fonctionnement quotidien bien mieux qu’un organigramme.

Identifier les règles implicites

Toute organisation repose sur des normes invisibles : habitudes, routines, façons de faire légitimes. Les repérer est indispensable pour accompagner le changement.

Un regard précieux pour diagnostiquer et transformer les organisations

En révélant ce qui se passe réellement dans les situations de travail, la sociologie interactionniste constitue un outil stratégique pour les managers, élus, cadres territoriaux, RH et formateurs. Elle rappelle que la transformation des organisations dépend des interactions, pas uniquement des procédures ou des réformes.

Dans mes formations, j’utilise cette approche pour aider les organisations à :

  • comprendre leurs dynamiques internes,
  • repérer les sources de tensions
  • valoriser les pratiques efficaces
  • construire un changement qui s’appuie sur le réel.
Réussir la transformation de sa collectivité


La boîte à outils sociologique du manager public

Formation animée par Denis La Mache
Docteur en sociologie (EHESS), enseignant au CNAM et au CNFPT, maire de Saint-Sigismond (85)


Changer une organisation, c’est d’abord comprendre ce qui la fait tenir.


1. Objectifs de la formation


Identifier les résistances et les logiques d’acteurs au sein des organisations publiques.

Comprendre les effets des dispositifs managériaux sur l’action collective.

Mobiliser la culture organisationnelle comme levier de transformation.

Construire un diagnostic sociologique rapide de sa collectivité.

Ajuster son mode d’action à la culture réelle du travail collectif.


Résultats attendus :
Les participants repartent avec une lecture sociologique du changement et une boîte à outils immédiatement mobilisable pour piloter la transformation de leur collectivité.


2. Public visé et prérequis

Public concerné :

Directeurs généraux et adjoints (DGS, DGAS).

Responsables de service, chefs de projet, cadres de direction.

Élus souhaitant piloter ou accompagner un changement organisationnel.


Prérequis :
Aucun prérequis académique. Une expérience professionnelle dans une collectivité ou un service public facilite la mise en pratique des outils proposés.


3. Durée

2 jours (ou 4 demi-journées à distance)
Format intensif, alternant apports théoriques, études de cas et ateliers pratiques.


4. Modalités pédagogiques

Alternance d’exposés, d’échanges d’expériences et d’ateliers collectifs.

Études de cas réels issus de collectivités territoriales.

Exercices de diagnostic sociologique à partir des situations professionnelles des participants.

Restitution collective pour élaborer une feuille de route de transformation.

5. Moyens techniques et supports utilisés

Salle équipée d’un vidéoprojecteur ou visioconférence (Zoom ou BigBlueButton).

Documents pédagogiques numériques (PDF, fiches outils, diaporama).

Accès à un espace en ligne de suivi post-formation (ressources complémentaires et forum d’échanges).

Remise d’un guide pratique de diagnostic sociologique à chaque participant.

6. Délai d’accès

L’inscription est possible jusqu’à 10 jours ouvrés avant le début de la session.

Pour les formations intra-collectivité, la planification est ajustée selon les contraintes de service.

7. Tarifs

Intra-collectivité : 3 800 € (jusqu’à 15 participants).
Inter-collectivités : 850 € / participant (en visio, 2 jours).

Tarifs nets de taxe. Devis personnalisé sur demande.

8. Accessibilité

La formation est accessible aux personnes en situation de handicap.
Une étude personnalisée des besoins est menée en amont afin d’adapter les modalités pédagogiques, les supports et le rythme d’apprentissage.

9. Évaluation des acquis

Auto-positionnement initial sur les attentes et besoins.

Exercices d’application et études de cas en cours de formation.

Questionnaire d’évaluation des acquis à chaud et à froid.

Attestation de formation remise à l’issue du parcours.

10. Contact

Formateur référent :
Denis La Mache — Sociologue et maire, docteur de l’EHESS.
Spécialiste de la sociologie des organisations et du changement territorial.